Départ pour le nord du Portugal. On remplit au préalable nos bouteilles d'eau à la source de Luso avant d'avaler 200 Km vers Braga.
On cherche l'office du tourisme de l'Avenidad de la Libertad (une de plus). Le GPS ne connaît pas le numéro 1...
Après coup c'est normal vu que le 1 se trouve dans un piétonnier (c.q.f.d). On se parque donc au parking souterrain de la Praça de Republica qui est juste au centre de la cité. Cette dernière est en fête et il y a plein de banderoles fleuries partout. C'est très sympa, autant que l'accueil au bureau de tourisme pour une fois.
Le plan par contre est très approximatif et on rencontre quelques difficultés à retrouver nos jeunes.
La Sé est très jolie, et notamment, l'orgue qui est gigantesque et exhubérant. Il y a malheureusement un cerbère (encore un) qui empêche toute prise de photos même sans flash.
Du coup, seule notre mémoire en gardera trace. Il y a encore quelques bâtiments et façades pas trop vilaines que nous zieutons avant de prendre notre lunch au café Vienna sur la plaça de Republica.
Comme partout ailleurs, prix défiant toute concurence pour la nourriture.
Pour bien digérer, on se rend au Bom Jesus à 10 Km du centre. C'est un escalier monumental de plus de 600 marches dont le sommet abrite un édifice religieux.
Un funiculaire des années 1900 assure l'aller et retour, mais nous ne cédons pas à la facilité et on démarre l'escalade. En montant à notre rythme et en s'arrêtant aux chapelles qui jalonnent le parcours, ce n'est pas l'Everest. Chaque chapelle recèle une étape du chemin de croix du Christ et dans la partie supérieure,
Il y a des fontaines à chaque palier. L'endroit est particulier et offre une vue de Braga à 180°.
Au sommet, on retrouve tous les cars des voyages organisés avec leurs lots de têtes blanches et leurs guides aux chapeaux pittoresques.
L'édifice religieux est assez joli et nous permet de nous retrouver au frais et à l'ombre.
On jette un coup d'oeil au funiculaire de Mathusalem et repartons pour 600 marches de descente. C'est nettement moins fatiguant !
Après cet exercice d'escalade, on repart vers le parc de Penada Géres et notre hôtel 5 * L'Aquafalls. Le GPS est dans la panade et nous mène dans un cul de sac.
Il y a heureusement une bonne âme qui nous indique la voie royale.
L'accès à l'hôtel n'est pas évident. Il se trouve à flanc de colline et la route qui y mène est tout sauf une nationale. On se demande en permanence si on est sur le bon chemin. Tout à coup, Joëlle repère un panneau indiquant l'hôtel. Moi je ne l'avais pas vu du tout.
On se retrouve face à un portail et un parlophone. Après identification, le portail s'ouvre et nous découvrons un endroit superbe hormis de vilaines lignes haute tension.
L'hôtel est composé de petits bungalows sans murs mitoyens. L'accueil est très pro. On nous offe un jus d'orange frais et les formalités s'effectuent assis.
On nous emmène ensuite dans un buggy électrique vers notre "suite". Cela nous replonge dans le feuilleton "L'île fantastisque" avec Monsieur Roarke et Tatoo (pour ceux qui sont nés après 1980, c'était un feuilleton style fantastique où les gens débarquaient sure une île où tout était mis en oeuvre pour assouvir leur rêve).
La suite est géniale. Il y a un parquet, une terrasse privative, une salle de bain énorme et le lit permettrait de dormir à quatre.
Dehors, pas un bruit hormis les crapauds et une vue à couper le souffle sur un lac de montagne au bleu éclatant.
Je me rends à la piscine où les bords se confondent avec l'horizon et la vue sur le lac. C'est vraiment très joli et relaxant.
Le soir venu, c'est un concert de crapauds en rut car l'hôtel est amménagé avec des plans d'eaux alimentés de multiples cascades peuplées par pas mal de batraciens assez sonores.
On essaie le restaurant de l'hôtel qui ne pratique pas vraiment les mêmes prix que les snacks voisins.
Le décorum est parfait, mais la nourriture n'est pas à l'avenant. Les serveurs semblent sortis d'une école hôtelière et leur connaissance viticole est très limitée.
Notre baccalhau aux épinards et amandes grillées est plutôt difficile à digérer et le vin plus que clairet.
On repart donc un peu déçu du resto et on prend le frais sur notre terrasse.On profite de cette dernière pour continuer la rédaction de ce carnet au son des crapauds et puis de se perdre dans l'immensité du lit.